Oui, je suis censé parler de courts métrages, mais tant pis.
Je le dis : Aujourd'hui, je ne pourrais plus vivre sans "Le coeur a ses raisons", déraisonnable et surréaliste feuilleton québécois, parodie de soaps qui peut provoquer la mort (symptomes récurrents : gloussements incontrôlables, hoquetements douloureux, étranglement puis étouffement. Pas de remède connu à ce jour).
L'histoire : Suite à la mort du magnat de la beauté Doug Montgomery, qui, mais qui prendra le contrôle de la compagnie ? Son fils Brad Montgomery, séduisant gynécologue fiancé à la fabuleuse reporter Criquette Rockwell ("semi-célébrité, ex-reporter, directrice de la programmation de la station de télévision de St-Andrews, mère en devenir, future femme de médecin, businesswoman, ex-chanteuse de piano-bar pour les malentendants et artiste de vaudeville hors pair"), laquelle maltraite copieusement sa bonne dévouée, Madge ? Le démoniaque jumeau de Brad, Brett (forcément démoniaque, étant habillé d'une moustache et d'un pantalon de cuir) ? Un autre éventuel rejeton (OK, pas de spoiler, c'est dans la saison 2) ? Ou bien peut-être l'ex-femme de Doug, Crystale, monolithe facial sculpté au Botox ? Reste aussi Ashley Rockwell, infirmière au grand coeur (et grands poumons) et soeur jumelle de Criquette, sans oublier la pernicieuse, bien que blonde, Becky Walters, et encore moult personnages névrosés qui défient la loi de la gravité dans cette bonne vieille ville de Saint-Andrews...
Question à deux euros : comment ce feuilleton (2 saisons de 13 épisodes pour l'heure, et une troisième et dernière vient d'être tournée) n'a-t-il pas encore trouvé preneur en France ? M6 serait sur le coup, heureusement, peut-être pour la rentrée. Le culte est imminent : préparez-vous à souffrir de bonheur.
En attendant, deux coffrets DVD sont déjà sortis outre Saint-Laurent, et voici le site que propose le réseau télévisé québécois TVA.
Dernière curiosité pour la route : les comédiens s'expriment non pas avec l'accent québécois comme on pourrait s'y attendre (exit, donc, les "tabarnac" et autre "ça n'a point d'sens") mais en Parisien pointu, ainsi que le veut la tradition dans le doublage québécois des séries et films américains.
